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mardi 25 avril 2023

The WRS - (2022) Capicúa



Si tu sors plus de deux albums, en Belgique, t'es obligé d'avoir une couv' d'Elzo (Le Prince Harry, My Diligence, Les Anges,... mais aussi La Femme ou King Gizzard And The Lizard Wizard). C'est fait. Les WRS sont chez les grands. Ils en étaient où encore ? Ah oui : leur surf rock psyché au son garage cra-dingue. Ils reprennent simplement leurs pédales d'effets là où ils les avaient laissés. Mais c'est plus musclé, définivitivement : il faut esquiver les coups, enjambé les solos déchirés, courber l'échine pour ne pas se prendre un reverbe. Car ça part vite, dès le frontal et hypnotique "I Don't Know", direct, plus vraiment psyché, effréné... rockabily. "To Black To White" ou "Do It" enfonceront avec nervosité la baffe, on sait jamais.
Plus verbeux, les textes sont de toutes façon inintelligibles, car on a pas le temps d'écrire ici, on jam. Le plus simple des morceaux sera soit bref, soit à rallonge, laissant libre court à la complicité, au sourires en coin, au frissons dans les reins. C'est un peu comme si la version album, c'était déjà la version augmentée du live. Le stoner "Everyday", avec ses relents Woodstockiens en est l'exemple le plus... suffocant. Vous comprenez, la fumée. 
Peut-être celle du calumet de la paix, celui qu'on se fait passé sur "12 Strings For You", qui goûte la poussière pâteuse du grand ouest, les pleines arides, les cactus, les panchos.
Les namurois nous offrent leur opus nord-americain, entre road trip halluciné et enterrement de vie de garçon qui tourne en eau de vie. Une exploitation plus juste de leur matériel emmène le trio toujours plus loin sur l'horizon frémissant par les rayons de plombs. On claque les 10 dernières minutes sur le ZZ Top sous acide "My Lover's Gone", en souriant de tous ses chico(t)s . Plus sombres, plus sales, plus brillant, moins rigolards, mais toujours aussi fun.

B
(like in a good ol' days, the good ol'days)


mardi 13 septembre 2022

The WRS - (2020) The WRS

On pense parfois devoir chercher loin pour trouver son bonheur. La vérité est parfois sous nos yeux, occultée par les flash des médias, parfois tapis dans des endroits sombres, faute de mieux pour se montrer. C’est ce qu’on appelle une scène locale. Il faut s’y investir pour se rendre compte qu’on fait parfois vachement bien avec beaucoup moins et pas si loin d’ici.
J’en viens à ce trio de Namur,
The WRS , qui sévissent dans vos locaux, arrières salles et cafetard défraîchis avec leur surf rock efficace. Après un LP “Live At Rockerill” (plus Made In Belgium, tu meurs), ils entrent dans un studio, ou du moins un local avec des micros, et lâchent la bête : leur premier effort auto-titré, histoire de faire le tour de la question.

Avec Magic Powder, on est loin de la poudre de perlimpinpin : après sa longue intro drone ponctuée d’arpèges de guitare, la déferlante surf rockabilly. Le chant beuglé inintelligible, la batterie énergique, les guitares psychés et des breaks savoureux nous emmènent vers un monde de fun fumeux et fumé.
Avec l’entraînant Spit, on se remémore un peu les Who des débuts alors que le rock’n’roll n’est pas oublié sur 3’s For Lala et ce long solo guitare halluciné.
Les réverbes dans tous les sens, le rythme effréné, les saturations et une prod de caves donnent une tonalité très garage à l’ensemble du disque.
De décors en décors, on porte l’oreille sur Byzance, plus ambiant et posé qui nous envoûte de ses consonances moyen-orientales, son crescendo et son final épique, voir furieux.
On part faire un tour sur les mélodies imparables At The Bottom Of The Sea, et il s’y en passe des choses, avant un voyage à pied, au plancher, et le heavy et saturé NIBY (Nobody Is Perfect But You).

Inavouable clôture le débat en le résumant : ses voix perchées, hurlées, sa rythmique plombée, ses guitares médusés et sa prod bien garage pour une approche punk mais bon-enfant.
C’est un peu comme cette pochette : un plaisir simple. Grande écriture ? Dieu, non. Un feeling ? Que du feeling. Du fun ? Bon dieu, ouai !

B
(c'est Byzance, ici)


The WRS - (2022) Capicúa

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